Béjaïa : Braham Bennadji ouvre sa permanence parlementaire

Inauguration de la permanence parlementaire

Ce samedi, le député indépendant de Béjaïa, Braham Bennadji, a inauguré sa permanence parlementaire à la salle des conférences de l’UGTA, située sur l’ex Boulevard Clémenson. L’événement a rassemblé un public nombreux, comprenant des députés, des hommes d’affaires, des industriels, et l’invité d'honneur, Osmane, chef des groupes parlementaires des indépendants. La réunion visait à discuter de la situation actuelle de la wilaya de Béjaïa et à identifier les défis à relever.

Diagnostic alarmant de la situation de béjaïa

Le député Bennadji a peint un tableau sombre de la réalité de la wilaya, soulignant le sous-développement continu imposé par les autorités et freiné par les responsables locaux. De nombreux projets fondamentaux, malgré des budgets débloqués, sont à l’arrêt, voire annulés. Il a dénoncé des forces destructrices qui entravent le développement et l’émancipation de la région.

La question de la langue amazigh

Braham Bennadji a abordé la question de la généralisation de la langue Amazigh, regrettant le manque de soutien de la majorité des députés. Il a exprimé son amertume face à l'indifférence de certains Kabyles, qui semblent privilégier les directives des autorités au détriment de leur propre langue maternelle. Cette attitude est perçue comme un affaiblissement de l'identité culturelle locale.

Projets gelés et investissements bloqués

Le député a révélé le gel officiel de 143 projets d’État, qu'il considère comme purement et simplement annulés. De plus, 400 projets d’investissement privé sont bloqués délibérément. Il a insisté sur le fait que les projets les plus importants sont pratiquement tous à l’arrêt, et a critiqué les promesses fallacieuses qui ne trompent plus une population désabusée.

Exemples concrets de blocages : pénétrante, gaz de ville, chu

Parmi les exemples cités, le projet de pénétrante, initialement prévu pour l'année précédente, est un chantier interminable. L'avancement du projet de gaz de ville est de seulement 32%, avec 40 communes restant non alimentées, malgré un investissement de 60 milliards de dinars. Les entreprises, notamment les entreprises chinoises, ont dû se retirer en raison du non-paiement, migrant vers d'autres régions où elles sont mieux rémunérées.

Autres problèmes et appel à l'action

D'autres problèmes ont été soulevés, tels que le CHU relégué à l’oubli, l’école paramédicale gelée et le barrage de Tichy Haff, incapable de couvrir les besoins en eau potable de Béjaïa et détourné vers d'autres wilayas. Le député a également dénoncé le quota de logements sociaux, et souligné la dépendance historique de la wilaya, remontant à 1974. Il a lancé un appel à la population à se mobiliser pour obtenir le changement et donner à Béjaïa la place qu'elle mérite.

Prochaines étapes : ateliers et dialogue avec les autorités

Un programme définitif de réflexion et de débat sera arrêté le 7 avril, à travers des ateliers qui seront remis aux autorités supérieures. L'objectif est de construire une feuille de route claire pour l'avenir de la wilaya de Béjaïa et de répondre aux préoccupations de la population.