Béjaïa : La persécution des syndicalistes se poursuit
Contexte de la répression
À Béjaïa, une campagne de harcèlement ciblant les syndicalistes se poursuit, s'inscrivant dans une tendance inquiétante. Suite aux suspensions d'un facteur de Sidi-aïch et de cinq délégués des travailleurs du SNATEG d'Amizour, deux nouveaux syndicalistes de la section universitaire de Béjaïa, affiliée au SNAPAP (Nasser KASSA et Arab HADDAK), sont également suspendus de leurs fonctions et de leurs salaires. Ils sont accusés d'avoir procédé à la fermeture de la RU 17.
Les accusations portées contre les syndicalistes
L'administration universitaire reproche à ces syndicalistes d'avoir ordonné la fermeture de la RU 17. Cette fermeture, selon les accusations, aurait perturbé le fonctionnement de l'université. Cependant, la section syndicale universitaire dénonce une manœuvre visant à affaiblir le syndicat et à intimider les travailleurs. Les accusations sont contestées par les syndicalistes qui les considèrent comme infondées.
La réaction de la section syndicale universitaire
La section syndicale universitaire, dans une déclaration rendue publique le 15 mai 2017, qualifie cette mesure d'arbitraire et la considère comme une tentative d'empêcher l'existence d'un syndicat fort, soutenu par l'adhésion des travailleurs. Ils s'interrogent sur le fait que l'administration rectorale ait pu se réunir avec la commission nationale du SNAPAP le 15 mars 2017 sans remettre en cause l'existence de la section universitaire affiliée au SNAPAP.
Les motivations de l'administration selon le syndicat
Selon la section syndicale universitaire, cette mesure révèle la crainte du premier responsable de l'université de Béjaïa face à la forte mobilisation des travailleurs derrière la section SNAPAP. Cette crainte serait motivée par la marche organisée le 10 mai 2017, une manifestation de grande ampleur vers le rectorat, témoignant de la force du mouvement syndical.
Les précédents incidents
Il est important de noter que ces suspensions s'inscrivent dans une série d'incidents similaires. La suspension du postier de Sidi-aïch et des délégués du SNATEG d'Amizour témoigne d'une volonté persistante de limiter l'influence des syndicats. Ces actions soulèvent des questions sur la liberté syndicale et le respect des droits des travailleurs dans la région de Béjaïa.
Impact sur la liberté syndicale
Cette campagne de harcèlement contre les syndicalistes à Béjaïa suscite de vives inquiétudes quant à l'état de la liberté syndicale. Les accusations d'arbitraire et de répression soulignent la nécessité de garantir un environnement propice au dialogue social et à la défense des droits des travailleurs. Le SNAPAP et ses membres continuent de dénoncer ces pratiques et de revendiquer le respect de leurs droits.
