Béjaïa : Les avocats dénoncent la torture des détenus du hirak
Contexte de la protestation
À Béjaïa, les avocats ont manifesté ce jeudi matin, arborant leurs robes, pour renforcer le mouvement de rejet de l'élection prévue le **12 décembre**. Cette élection est considérée comme compromettante et susceptible de plonger le pays dans l'instabilité. La marche, qui a débuté au palais de justice, a traversé les principales artères de la ville, rassemblant un nombre important de participants déterminés à exprimer leur opposition.
Revendications des manifestants
Les slogans scandés par les avocats et les participants mettaient en avant plusieurs revendications essentielles. Parmi elles, on retrouve : « Non à la répression », « Avocats aux côtés du peuple », « Grève générale pour empêcher l’élection du 12 » et « Pour l'indépendance de la justice ». L’appel à la libération des détenus d’opinion était également un thème central de cette journée de protestation.
Discours du bâtonnier de béjaïa
Le **bâtonnier Salem Khatri**, lors de son allocution improvisée sur la place Said Mekbal, a fermement condamné toutes les formes de torture infligées aux détenus d'opinion emprisonnés par le pouvoir. Il a exhorté ses confrères à rester mobilisés et à se conformer à la volonté populaire. Il a souligné l'importance du rôle de la corporation dans l'attente du peuple et a annoncé une marche supplémentaire pour le **10 décembre**, en concomitance avec la journée internationale des droits de l'homme.
Le hirak et les arrestations
Le mouvement du **Hirak**, qui a débuté en février 2019, a été marqué par des manifestations massives contre le pouvoir en place. Ces manifestations ont conduit à l'arrestation de nombreux participants, dont certains sont accusés de crimes contre l'État. Les avocats dénoncent régulièrement les conditions de détention et les allégations de torture dont seraient victimes ces personnes.
La question de l'indépendance de la justice
L'une des principales revendications des avocats est l'indépendance de la justice. Ils estiment que le système judiciaire est influencé par le pouvoir politique, ce qui compromet l'équité des procès et la protection des droits des citoyens. La protestation est donc aussi un appel à une réforme profonde du système judiciaire algérien.
Prochaines actions et mobilisation
Les avocats de Béjaïa ont appelé à une mobilisation continue, notamment à travers la marche prévue le **10 décembre**. Ils souhaitent maintenir la pression sur les autorités pour obtenir la libération des détenus, la fin de la répression et la garantie de l'indépendance de la justice. La situation reste tendue, et l’avenir des élections du **12 décembre** est incertain.
