Bejaia : Le mouvement populaire rejette les propositions politiques
Contexte de la manifestation à bejaia
Le vendredi 19 juillet 2019, les habitants de Bejaia ont manifesté massivement, démontrant un refus catégorique des initiatives de représentations politiques. Cette mobilisation, qui s'inscrit dans le cadre du Hirak, a été marquée par une forte cohésion nationale, avec l'arrivée de personnes venues de différentes régions du pays pour soutenir le mouvement populaire.
Ignorance des tentatives de manipulation
Les manifestants ont exprimé une ignorance totale envers toute tentative de manipulation visant à instrumentaliser leur mouvement. Ils dénoncent les efforts de récupération par le système, incarné par le chef d'état-major, Ahmed Gaid Salah, pour se régénérer et s'accrocher au pouvoir. Cette fois-ci, le mouvement s'est montré particulièrement ferme dans son refus de compromis.
Le parcours de la marche
La marche a débuté avant l'heure prévue, à 14h, depuis l'esplanade de la maison de la culture Taos Amrouche. Elle a parcouru un tronçon de deux kilomètres sur la principale route de la liberté. La participation importante témoigne de la vigueur du mouvement populaire et de son refus de céder aux pressions politiques. La présence d'estivants renforce l'unité nationale autour des revendications.
Revendications principales des manifestants
Les slogans scandés par les manifestants reflètent leurs principales revendications : « Ya tnahaw gaa » (assez, assez), « Blad bled bledna n dirou rayna » (notre pays, notre pays, notre pays, donnez-nous notre pays) et « Dawla madania machi aaskariya » (un État civil et non militaire). Ces slogans témoignent d'une volonté de changement profond et d'une opposition à la militarisation du pays.
La question des élections présidentielles
Pour les manifestants, l'organisation d'une élection présidentielle est impossible tant que de jeunes militants restent emprisonnés. Ils réclament la libération des détenus et s'opposent à la mise en place d'un état militaire. La priorité est donnée à la justice et à la démocratisation du pays avant toute considération électorale. Le 22ème acte révolutionnaire à Bejaia est un message clair sur cette question.
Positionnement de la gauche et appel à une assemblée constituante
Le carré de gauche, traditionnellement actif depuis le début du Hirak, adapte ses slogans au contexte politique actuel. Les militants de gauche militent activement pour une transition basée sur une assemblée constituante souveraine. Ils rejettent le dialogue proposé par les relais du système, privilégiant une approche plus radicale pour garantir une véritable transformation politique et sociale. Le refus du dialogue se traduit par un appel à une refondation du pays.