Djamel Zenati appelle la diaspora algérienne à agir sur la scène internationale
Réaction à la violence policière à alger
Djamel Zenati, ancien militant du MCB, a réagi vivement à l'altercation policière survenue à Alger le 5 juillet, où de jeunes manifestants ont été violemment frappés à coups de matraques. Il qualifie cet acte de « crapuleux » et dénonce une haine institutionnalisée. L'incident, loin d'être isolé, révèle selon lui une dégradation profonde de l'état et une perte de confiance dans les institutions. Il exhorte à ne pas oublier les tragédies passées et à ne pas tourner la page trop vite.
L'appel à la diaspora algérienne
Zenati lance un appel pressant à la diaspora algérienne pour qu'elle intensifie sa campagne de dénonciation à l'échelle internationale. Il insiste sur la nécessité de porter ce massacre à la connaissance de l'opinion mondiale et de solliciter l'intervention des institutions internationales. L'objectif est de traduire en justice les policiers coupables et ceux qui ont ordonné ces actes de violence.
Le souvenir des tragédies passées
L'ancien militant rappelle le contexte historique douloureux de l'Algérie, évoquant les 250 000 morts, les 20 000 disparus, les deux millions de déplacés et les 128 exécutions sommaires de citoyens kabyles en 2001. Il souligne que la mort de Fekhar, le cinquième détenu à décéder en prison, passe inaperçue, témoignant d'un système pénitentiaire opaque et d'une répression continue.
La dégradation de l'état et la perte de confiance
Selon Djamel Zenati, le comportement des policiers, comparé à celui de « mercenaire venus d'ailleurs», symbolise une crise profonde de l'État. L'idée même de l'État semble s'être effondrée, ce qui laisse présager un avenir potentiellement plus sombre. Il met en garde contre l'oubli des souffrances passées et la nécessité de se ressaisir pour éviter de nouvelles atrocités.
Mobilisation et diffusion de l'information
Il appelle à une mobilisation générale, à partager la vidéo de l'incident et à alerter le plus largement possible. La diffusion de l'information est cruciale pour sensibiliser l'opinion publique internationale et exercer une pression sur les autorités algériennes. Djamel Zenati insiste sur le rôle vital de la diaspora dans cette démarche.
La nécessité d'une justice internationale
L'ultime objectif est de voir les policiers responsables et leurs supérieurs hiérarchiques jugés devant un tribunal criminel. Zenati considère que la justice internationale est la seule voie possible pour obtenir réparation et garantir que de tels actes ne se reproduisent plus. Il est essentiel de ne pas céder à l'amnésie et de continuer à exiger des comptes.
