Ghanima Ammour présente son recueil de poésie « De sang et d’espoir » à Aokas
Rencontre avec ghanima ammour à aokas
Le 8 septembre 2018, la poétesse Ghanima Ammour a été invitée par le centre culturel Slimane Rahmani à Aokas pour présenter son nouveau recueil, « De sang et d’espoir ». Cet événement marque la publication de son deuxième ouvrage, après « Mémoires de mes automnes » paru en 2010. La rencontre a permis au public de découvrir les thèmes profonds abordés par l'auteure.
Un recueil né d'une longue gestation
« De sang et d’espoir », publié en juin 2018, est le fruit d'un travail de longue haleine, entamé dès 1989. Selon Ghanima Ammour, ce recueil véhicule des messages puissants de paix et de résistance face aux injustices humaines. Il appelle à l'éveil des consciences sur les libertés et les droits humains, tout en soulignant l'importance de la protection de l'environnement.
Dénonciation des injustices et appel à l'union
La poétesse dénonce avec force l'agression de l'homme envers son semblable et plaide pour l'union de tous les peuples, au-delà des différences de races, de couleurs ou de cultures. Elle évoque la mémoire des tragédies traversées par l'Algérie, à travers son histoire ancienne et récente, et rend hommage aux héroïnes comme Dihya, Hassiba Benbouali, Katia Bengana et Nabila Djahnine.
Hommage aux victimes et aux réfugiés
Ghanima Ammour n'oublie pas non plus ceux qui souffrent encore aujourd'hui, notamment les réfugiés, les sans-papiers (appelés « elharagua » en Algérie) et toutes les victimes d'injustices. Un extrait poignant du recueil illustre cette douleur : « Le sang de Hassiba s’est déversé sur moi… ». La poésie devient alors un moyen d'exprimer la souffrance et de réclamer la justice.
Diversité culturelle et rôle du poète
Au cours de son exposé, la poétesse a également défendu ardemment la diversité culturelle et linguistique, exprimant l'espoir d'une union harmonieuse entre les hommes, malgré leurs différences. Elle a insisté sur le rôle essentiel du poète dans l'éveil des consciences, grâce à la puissance du verbe et de la rime.
L'itinéraire artistique de ghanima ammour
Née à Yakouren en 1967, Ghanima Ammour a vécu à Bordj Menaiel puis à Alger, où elle a étudié à l'ENA. Elle a ensuite travaillé au ministère de l'Industrie, à la Cnep et dans un bureau de consulting. Passionnée d'art, elle a suivi des cours d'art dramatique et de musique en France en 2003. Elle a également joué dans des pièces de théâtre dès l'âge de 11 ans et continue de pratiquer le chant du patrimoine kabyle, un lien fort avec ses racines.