La Kabylie s'organise pour contester l'élection d'avril 2019
Contexte de la contestation
Le 11 février 2019, la région de la Kabylie manifeste une forte opposition à la candidature de Bouteflika pour l'élection présidentielle d'avril 2019. Cette opposition est perçue comme une réponse à ce que certains considèrent comme une « humiliation de trop ». L'atmosphère est tendue et l'intention de rejeter la candidature du président sortant est clairement affichée par une partie importante de la population kabyle.
Marches nocturnes et appels à la mobilisation
Suite à des marches improvisées à Tizi-ouzou et Bejaia, des appels anonymes, largement diffusés, incitent à des manifestations contre la candidature de Bouteflika dans plusieurs villes de la Kabylie. Bien que certaines sources tentent de minimiser ces événements, l'ampleur de la mobilisation suggère une opposition grandissante. Ces appels, relayés par les réseaux sociaux, semblent alimenter un sentiment de révolte.
La menace d'une élection bloquée
Le mouvement de contestation prend de l'ampleur, au point de menacer la tenue de l'élection présidentielle en Kabylie. Malgré les mises en garde de Ouyahia et la volonté du gouvernement de réprimer toute contestation, la résistance persiste. La situation est complexe, avec une volonté gouvernementale de maintenir l'ordre et une détermination croissante de la population à exprimer son mécontentement.
Le rôle du ffs et le boycott actif
Le FFS (Front de libération nationale) prône activement le boycott de l'élection. Cette stratégie de boycott commence à se concrétiser et pourrait prendre une forme plus radicale le jour du scrutin. Le FFS joue un rôle important dans l'organisation et la mobilisation des opposants à la candidature de Bouteflika, contribuant à l'intensification du mouvement.
Réponse du gouvernement et répression potentielle
Le gouvernement, représenté par Ouyahia, a lancé des mises en garde contre toute tentative de perturbation du scrutin. Il existe une volonté claire de mater toute contestation et de garantir le déroulement de l'élection présidentielle. Cette attitude pourrait entraîner une répression accrue des manifestations et des opposants, exacerbant la situation.
Perspectives et enjeux pour la kabylie
L'avenir de l'élection présidentielle en Kabylie est incertain. La mobilisation populaire, le boycott actif prôné par le FFS et la réponse potentielle du gouvernement créent une situation explosive. Les enjeux sont importants, non seulement pour la région de la Kabylie, mais aussi pour l'avenir politique de l'Algérie. L’élection d’avril 2019 pourrait marquer un tournant décisif.
