Jsx déploie ses turboprops haut de gamme sur la baie de san francisco
JSX, une compagnie aérienne à la pointe de son offre, s'apprête à révolutionner les liaisons aériennes dans la région de la Baie de San Francisco, avec le lancement de vols en turbopropulseurs à réaction depuis Santa Monica.
Un décollage vers l’innovation
À compter du 14 septembre, JSX opérera jusqu'à trois rotations par jour entre l’aéroport de Santa Monica (SMO) et les aéroports d’Oakland et de San Francisco (OAK). Les ATR 42-600, réputés pour leur efficacité et leur discrétion, seront au cœur de cette nouvelle stratégie.

Trois destinations, trois expériences
Cette expansion enrichit l’offre de JSX, qui proposera désormais trois itinéraires saisonniers directs depuis SMO : Las Vegas (LAS), Scottsdale (SCF) et Napa (APC). Un choix audacieux pour les voyageurs à la recherche d’alternatives aux vols en jet.
Les passagers pourront cumuler des points dans le programme de fidélité United Airlines MileagePlus ou grâce au programme Club JSX de JSX. La fin de la collaboration avec JetBlue Airways, en février dernier, marque une nouvelle orientation pour la compagnie.
Les opérations de JSX à SMO sont imposées par des restrictions locales, rendant l’utilisation des turbopropulseurs la seule option viable. L’introduction de ces ATRs en décembre 2025, initialement envisagée comme un test, s’avère désormais une stratégie de croissance affirmée.

Un « expérimental » qui prend taine
Comme l’a souligné Alex Wilcox, PDG de JSX, lors de la réunion annuelle de l’IATA à Rio de Janeiro, les retours des passagers sont encourageants. Il n’y a aucune indication que les clients dérogent à leur choix en faveur des ATR, comparés aux Embraer ERJ de la compagnie. Wilcox qualifie cette approche de « expérimentation» et souligne l’ambition de développer un réseau de vols en turbopropulseurs, accessible via des terminaux privés, et ouvrant l’accès à des aéroports traditionnellement inaccessibles aux jets.
Telluride Regional Airport (TEX) en Colorado figure parmi les destinations potentielles pour JSX, selon Wilcox. La compagnie exploite actuellement trois ATR, avec une quatrième prévue cet été. La question du support de l’avionneur ATR reste toutefois à éclaircir, JSX étant l’un des seuls opérateurs américains de ces turbopropulseurs.
L’atr : un partenaire stratégique
Nathalie Tarnaud Laude, PDG d’ATR, insiste sur l’opportunité que représente JSX pour le groupe français. “Nous souhaitons développer un marché ATR en Amérique du Nord”, explique-t-elle. “Ces appareils, uniques sur le marché avec leurs 40 à 60 sièges, sont en passe de remplacer les régionales de 50 places qui sont en fin de vie.” JSX a signé un accord préliminaire pour la commande de 25 ATR 42-600 supplémentaires, avec une possibilité de 25 autres si le succès de l’opération se confirme. Les quatre ATR actuellement louées pourront être restituées si l’expérimentation ne rencontre pas le succès escompté.
“Nous sommes très optimistes et très confiants,” a déclaré Wilcox en janvier. “Il faut observer les performances des quatre avions, s’assurer que les clients continuent à apprécier cette offre et, surtout, que l’ATR nous apporte le soutien nécessaire.”
