Témoignage sur la vie et l'engagement de Yahia Hammouche
- Une enfance kabyle marquée par la pauvreté
- L'exil familial en france et la découverte du monde ouvrier
- Engagement associatif et militant : une éducation critique
- Retour en algérie et l'engagement au sein du mcb
- Culture et éducation : les armes de la lutte
- Passion pour le football et engagement agroécologique
Une enfance kabyle marquée par la pauvreté
Yahia Hammouche est né le **18 janvier 1961** au village de **Takorabt Idjissen**, dans la commune de **Smaoun**. Issu d'une famille nombreuse de **huit enfants**, il a connu une enfance difficile dans une **Kabylie rurale** et appauvrie par la colonisation. Les terres les plus fertiles étaient concentrées entre les mains des colons ou de quelques Algériens proches de la France. Son père, comme tant d'autres, était un **travailleur immigré** en France, participant aux efforts de renforcement industriel.
L'exil familial en france et la découverte du monde ouvrier
En **décembre 1973**, la famille Hammouche s'installe en **Lorraine**, en **Moselle** (Corny sur Moselle, Gorze et Ars sur Moselle), marquant une période d'**immigration familiale**, initialement perçue comme temporaire. Yahia suit une formation en **métallurgie/soudure** et découvre les **Forges et Boulonneries d’Ars sur Moselle**, les **hauts fourneaux** et la sidérurgie lorraine. Ces expériences ouvrières lui révèlent les conditions de vie difficiles des immigrés et des ouvriers, nourrissant ainsi une **prise de conscience politique de gauche**.
Engagement associatif et militant : une éducation critique
Yahia s'implique activement dans la **vie associative** et **militante**, participant à des affrontements parfois violents avec le **SAC (Service d’Action Civique)**. Il développe un **esprit critique** aiguisé grâce à sa passion pour la **culture**. Autodidacte, il fréquente assidûment la **bibliothèque municipale** et les **Trinitaires de Metz**, découvrant des artistes comme **Bernard Lavilliers** et trouvant une forte inspiration chez **Léo Ferré**.
Retour en algérie et l'engagement au sein du mcb
En **1981**, Yahia rentre en **Algérie** à l'aube de ses **21 ans**, désireux de contribuer à la construction d'une **Algérie debout, digne et plurielle**. Fort de son expérience, il s'engage pleinement au sein du **MCB (Mouvement Culturel Berbère)**, luttant pour la **démocratie, les droits de l'homme et la liberté**. Il est également connu pour sa **générosité**, apportant son soutien à travers des dons et des œuvres.
Culture et éducation : les armes de la lutte
Yahia considérait que la **culture** et l'**éducation** étaient les outils essentiels pour combattre l'**obscurantisme**. Il était un **rassembleur**, cherchant à unir les différentes énergies militantes autour des problèmes cruciaux. Bien qu'il n'ait jamais été membre d'un parti politique, cet **Amazigh** fervent défenseur de la liberté souhaitait éviter les dogmes partisans.
Passion pour le football et engagement agroécologique
Passionné de **football**, Yahia a également été impliqué dans le **mouvement sportif**, dirigeant le **MOBgayet** de **1996 à 1998**. Son ultime projet était de vivre en harmonie avec la **nature**, en se tournant vers l'**agriculture** comme un acte militant. Il adhérait fermement aux principes de l'**agroécologie**, estimant essentiel de cultiver la terre, de protéger les **sources de vie** et de concevoir des systèmes de production respectueux des **écosystèmes**.
