Le tourisme français propulse 75 millions de tonnes d'équivalents co₂ en 2023
Les nouvelles données
de l'INSEE révèlent que les dépenses liées au tourisme ont généré 75 millions de tonnes d'équivalents CO₂ en 2023, soit deux tiers de plus que la moyenne nationale.
Le transport domine la marque carbone du secteur
Le transport, qui représente deux tiers des émissions de gaz à effet de serre (GES) du tourisme, est sans conteste le principal contributeur à l'impact environnemental. L'avion a une intensité carbone élevée, produisant un quart des émissions totales malgré un coût de seulement 9% des dépenses touristiques.
La consommation de carburants routiers par les touristes, qu'ils soient français ou étrangers, représente quant à elle 30% des émissions du secteur.
A contrario, les autres activités liées au tourisme ont un impact environnemental beaucoup plus faible : hébergement (16%), alimentation (11%) et loisirs (9%).
Les expertes soulignent que la consommation touristique française en dehors des transports émet beaucoup moins de GES que les transports, ce qui souligne la grande pression que le tourisme en constante mouvement exerce sur les écosystèmes.
Les implications de ces chiffres pour l'avenir du tourisme en France sont claires : il faudra adapter les modes de transport et d'hébergement pour réduire l'impact carbone, sinon les touristes risquent de se retrouver confrontés à des restrictions draconiennes.
